Mémoire
& retard mental
Annick
Comblain
Article paru
dans les Cahiers de la SBLU (2000), n°5,
13-20.
Le
développement et le fonctionnement de la mémoire de
travail (ou mémoire à court terme) chez la personne
normale et la personne cérébro-lésée
ont été, et sont toujours, largement
étudiés. En regard de l'abondante littérature
disponible sur ces deux types de populations, peu de choses
existent au niveau de la déficience mentale. A l'heure
actuelle, le type de retard mental le plus (et le mieux)
étudié est, dans le domaine de la mémoire
comme dans beaucoup d'autres domaines, la trisomie 21. Cependant,
il existe d'autres étiologies de retard mental
présentant chacune leurs spécificités. Dans
le domaine de la mémoire, comme dans le domaine du langage,
il est de plus en plus évident qu'il faut se
préoccuper de la spécificité syndromique et
non plus calquer les prises en charges rééducatives
sur le modèle de la trisomie 21.
Le syndrome
de Down
a] La
mémoire à court terme
Les
capacités de mémoire auditive à court terme
des enfants trisomiques 21 sont connues pour être
inférieures à celles d'enfants non-retardés
appariés sur la base de l'âge mental ou du niveau de
développement de vocabulaire. Alors que les enfants
non-retardés présentent un effet de modalité
lors du rappel (le matériel présenté
auditivement étant mieux rappelé que le
matériel présenté visuellement), les
personnes trisomiques 21 ne présentent pas cet effet de
modalité (Marcell & Armstrong, 1982). Selon, Marcell et
Armstrong, ce phénomène peut s'expliquer de
différentes manières : soit par une vitesse de
lecture de l'information en mémoire échoïque
trop lente chez les personnes retardées mentales alors que
la vitesse de dégradation de l'information est normale
(cette lenteur serait due aux difficultés
langagières des déficients mentaux ainsi qu'à
leur plus grande distractibilité auditive que visuelle);
soit par l'inexpérience des déficients mentaux dans
l'utilisation de stratégies de mémorisation
permettant un accès rapide à l'information
auditive.
L'augmentation
de l'empan de mémoire avec l'élévation de
l'âge chronologique (et donc de l'âge mental)
observée chez les enfants normaux ne l'est pas chez les
déficients mentaux. Hulme et Mackenzie (1992) pensent que
l'augmentation de l'empan de mémoire chez l'enfant normal
est liée à la capacité générale
croissante à enregistrer, maintenir et manipuler les
informations. Cet empan est approximativement de 4 items à
5 ans, de 5 items à 7 ans, 5.5 items à 10 ans et 7
items à l'âge adulte. Dans une étude
menée en 1996, Comblain (1996), compare l'évolution
de l'empan de mémoire chez des personnes non
retardées et trisomiques 21 âgées de 8
à 30 ans. Les résultats qu'elle obtient pour les
personnes non-retardées sont similaires à ceux
obtenus antérieurement par d'autres auteurs. Pour les
personnes trisomiques 21 par contre, l'empan de mémoire
est, en moyenne, de 1 item à 8 ans, de 3 items à 20
ans et de 2 items à 30 ans. Plusieurs
phénomènes peuvent être à la base de
l'augmentation des capacités de mémorisation de la
personne non-retardée mentale avec l'âge
chronologique : (1) l'utilisation du processus de
récapitulation subvocale, (2) l'organisation du
matériel à mémoriser, (3) la vitesse du
déclin de la trace, (4) la vitesse d'identification des
items et (5) la vitesse d'articulation. Hulme et Mackenzie
accordent une grande importance à la vitesse d'articulation
et suggèrent, comme Baddeley, Thomson et Buchanan (1975),
qu'elle est en grande partie responsable de l'augmentation de
l'empan puisqu'elle permet de récapituler un plus grand
nombre d'items dans le même laps de temps. Dans une
étude longitudinale de 5 ans menée avec des enfants
et des adolescents retardés mentaux modérés
et sévères (trisomiques 21 et de différentes
étiologies) appariés sur la base de l'âge
mental avec un groupe d'enfants normaux, Hulme et Mackenzie (1992)
mettent en évidence un décalage croissant entre
l'âge mental et la capacité de mémoire
phonologique à court terme chez les déficients
mentaux. Au terme de deux ans, on note une amélioration
considérable des performances en mémoire à
court terme dans le groupe d'enfants normaux ainsi qu'une
élévation de l'âge mental parallèle
à celle de l'âge chronologique (c'est-à-dire
de 24 mois). Les deux groupes de sujets déficients mentaux
présentent, quant à eux, un profil de
résultats différent: (1) une élévation
de l'âge mental (de 6 mois environ) cohérente avec
leur vitesse d'apprentissage lente, (2) aucune augmentation des
scores en mémoire auditive séquentielle. Au terme de
cinq ans, l'âge mental des enfants normaux continue à
augmenter de manière régulière
parallèlement à l'âge chronologique. Les
scores en mémoire auditive séquentielle augmentent
également. Chez les sujets déficients mentaux (des
deux groupes), il y a une augmentation régulière de
l'âge mental (de 16 mois environ ) et une
amélioration significative des performances en
mémoire à court terme. Cependant, cette
dernière ne se fait pas à la vitesse attendue sur la
base de l'âge mental. Au terme de cette étude, il
apparaît que les capacités de mémoire à
court terme des déficients mentaux modérés et
sévères ne se développent pas à la
même vitesse que d'autres indices cognitifs.
Mackenzie et
Hulme (1987) sont parmi les premiers à s'être
intéressés aux caractéristiques de
fonctionnement de la mémoire des personnes retardées
mentales et trisomiques 21 en particulier. Ils l'ont fait à
la lumière du modèle de mémoire de travail de
Baddeley (1986, 1990) et s'intéressent plus
spécifiquement au fonctionnement de la boucle articulatoire
chez les déficients mentaux. Les auteurs mettent en
évidence une absence d'effet de longueur des mots chez les
sujets testés et la présence d'un effet de
similarité phonologique. Les données de Broadley,
MacDonald et Buckley (1995) contredisent partiellement celles de
Mackenzie et Hulme (1987) puisqu'elles mettent en évidence
un effet de longueur des mots chez les personnes trisomiques 21.
La présence de cet effet sera confirmée par Comblain
(1996). L'effet de similarité phonologique
déjà observé par Mackenzie et Hulme (1987)
est également observé par ces chercheurs qui
confirment sa présence tant en modalité auditive que
visuelle. Il faut cependant noter que l'ampleur de l'effet de
similarité phonologique ne semble pas, chez les personnes
trisomiques 21, augmenter avec l'âge
chronologique.
Quelles
épreuves utiliser pour tester la mémoire des
personnes trisomiques 21 ? De manière
générale, les épreuves utilisées
à cet effet sont traditionnellement, comme chez la personne
non retardée mentale, l'empan de mots courts familiers et
l'empan de chiffres. Une autre épreuve est cependant de
plus en plus utilisée avec les enfants normaux : la
répétition de non-mots. Cette épreuve est
considérée comme plus "pure" (Gathercole &
Baddeley, 1990; Gathercole, Willis, Emslie, & Baddeley, 1992)
et présente l'avantage d'être utilisable avec de tout
jeunes enfants. Outre sa fiabilité, les principaux atouts
de cette épreuve sont la simplicité de la consigne
(il suffit juste de répéter les non-mots) et la
familiarité des jeunes enfants avec la tâche de
répétition. Dans son étude de 1998, Laws a
montré que la répétition de non-mots
constitue également une tâche fiable pour
évaluer la mémoire phonologique à court terme
d'enfants et d'adolescents trisomiques 21. Elle suggère en
outre que les performances en répétition de non-mots
de ces personnes permet de prédire leur capacité de
compréhension et de lecture. Comblain (2000) a en outre
montré que, comme les personnes non retardées, les
personnes trisomiques 21 sont sensibles à la longueur des
non-mots ainsi qu'à leur degré de ressemblance avec
les mots de la langue. En d'autres termes, les non-mots longs sont
moins bien répétés que les non-mots courts
(ce qui atteste de l'importance de la mémoire phonologique
à court terme dans cette tâche) et les non-mots ne
ressemblant pas à un mot de la langue sont moins bien
répétés que ceux qui ressemblent à un
mot de la langue (ce qui témoigne de l'intervention des
connaissances lexicales antérieures dans la tâche).
La répétition de non-mots de longueur croissante ne
ressemblant pas à des mots de la langue constitue une
tâche fiable et pertinente pour évaluer la
mémoire phonologique à court terme des personnes
trisomiques 21. Cette tâche constitue une alternative
intéressante aux traditionnelles tâches d'empan et
présente l'avantage de pouvoir être utilisée
avec des personnes dont le niveau intellectuel est très bas
et pour qui la compréhension des consignes relatives aux
tâches d'empan est parfois très difficile.
b]
Mémoire à long terme et apprentissage
Selon Nadel
(1996), l'apprentissage et la mémoire sont
altérés chez les personnes trisomiques 21.
Cependant, la nature exacte de ce déficit n'est pas encore
définie. A l'heure actuelle, deux questions restent sans
réponse : (1) quels sont les aspects de l'apprentissage et
de la mémoire altérés chez les personnes
trisomiques 21 ? et (2) quelles sont les capacités
d'apprentissage et de mémoire des personnes trisomiques 21
à différentes périodes de leur vie
?
Dans la
trisomie 21, certaines parties du cerveau sont plus atteintes que
d'autres. On notera, par exemple, que les parties médiales
du lobe temporal et l'hippocampe sont tout particulièrement
endommagés. Ces parties du cerveau ne sont cependant
impliquées que dans certaines formes d'apprentissage et de
mémorisation, pas dans toutes. La plupart des indications
dont nous disposons à l'heure actuelle suggèrent que
les déficits ne se distribuent pas de la même
manière dans tous les systèmes d'apprentissage et de
mémoire. Il semble que les apprentissages impliquant le
fonctionnement de l'hippocampe (impliqué dans la cognition
spatiale, dans la flexibilité des apprentissages en
général ainsi que dans la consolidation de ce qui a
été appris) soient plus particulièrement
touchés. Cette partie du cerveau ne serait, par contre, pas
importante dans les apprentissages de catégories et de
concepts (Nadel, 1996).
Les principales
différences entre les enfants en développement
normal et les enfants trisomiques 21 n'émergeraient
seulement que quelques mois après la naissance. Les
apprentissages précoces, bien que réduits, seraient
donc relativement normaux, les déficits les plus importants
n'intervenant qu'au-delà de la première année
de vie. Des déficits sont observés dans
l'apprentissage d'informations bien spécifiques comme les
lieux ou encore certains aspects du langage. Certains
déficits sont de nature plus abstraite et se traduisent par
une instabilité du matériel appris (l'information a
tendance à être oubliée peu après avoir
été apprise).
Bien que les
progrès de la recherche nous permettent de mieux
appréhender le fonctionnement cognitif des personnes
trisomiques 21, il reste encore beaucoup de chemin à
parcourir avant de comprendre et de cerner parfaitement les
capacités mnésiques et d'apprentissage de ces
personnes. Une chose est cependant sûre, c'est que
l'altération de l'hippocampe, qui ne fait plus aucun doute
dans cette pathologie, joue un rôle important dans les
limitations mnésiques et d'apprentissages. Cette
constatation amène Glisky et Schacter (1989) à
suggérer une approche thérapeutique des enfants
trisomiques 21 similaire à celle utilisée avec les
patients amnésiques, c'est-à-dire utiliser les
systèmes de mémoire et d'apprentissage qui sont plus
ou moins intacts afin de mettre en place un certain nombre
d'acquis.
Le syndrome
de Williams-Beuren
Le syndrome de
Williams-Beuren est un trouble métabolique
congénital attribué à une anomalie au niveau
du chromosome 7, plus particulièrement dans sa portion
q11.23. Le syndrome de Williams est relativement rare puisqu'il
atteint un nourrisson sur 10.000 à 20.000. Ces principales
caractéristiques sont une hypercalcémie infantile,
un facies dysmorphique et des troubles cognitifs allant de la
déficience mentale légère à la
déficience mentale modérée (Galaburda, Wand,
Bellugi, & Rosen, 1994).
Le
fonctionnement mnésique des personnes atteintes du syndrome
de Williams a été étudié
comparativement à celui de personnes atteintes d'un autre
type de retard mental d'une part, et à celui d'enfants en
développement normal appariés sur la base du
développement cognitif d'autre part. Le syndrome de
Williams se distingue d'autres étiologies de retard mental,
en particulier du syndrome de Down et du X-fragile, par un pattern
de performances inverse (Udwin & Yule, 1990). En effet, si
dans les syndromes de Down et du X-fragile, les performances en
mémoire verbale sont inférieures à celles en
mémoire visuelle, dans le syndrome de Williams, on observe
une mémoire à court terme verbale quasi normale en
regard d'une mémoire à court terme visuo-spatiale
largement déficitaire.
Les effets de
longueur des mots et de similarité phonologique sont
présents avec la même ampleur chez les enfants
normaux et chez les enfants atteints du syndrome de Williams.
Seule la taille de l'effet de fréquence permet de
distinguer les deux groupes. Il est inférieur chez les
enfants atteints du syndrome de Williams par rapport aux enfants
normaux. Il semble donc que l'encodage phonologique soit normal
dans le syndrome de Williams (d'où les performances
normales dans les tâches d'empan) mais que la contribution
des mécanismes d'encodage lexico-sémantiques soit
réduite (d'où un effet de fréquence
réduit).
Le syndrome
du X-fragile
Le syndrome du
X-fragile est la cause héréditaire la plus commune
de retard mental et la deuxième cause de retard mental
après la trisomie 21 chez le garçon. Il est
lié au chromosome X, plus exactement à des anomalies
au niveau de la portion Xq27.3 du chromosome. Ces anomalies se
transmettent de génération en
génération. Le syndrome du X-fragile est
causé par une mutation du gène FMR-1. Ce syndrome
atteint 0.72 garçons sur 1000.
Depuis quelques
années, les études portant sur le syndrome du
X-fragile se sont multipliées. A côté des
études sur le développement du langage et les
difficultés qui y sont associées, on voit
apparaître quelques études sur les limitations
mnésiques des personnes atteintes du X-fragile.
Généralement, les filles atteintes par ce syndrome
ont des performances relativement faibles aux tests qui impliquent
la mémoire à court terme visuo-spatiale,
quantitative et auditive (Brainard, Schreiner, & Hagerman,
1991; Kemper, Hagerman, Ahmad, & Mariner, 1986). Une
dissociation entre la mémoire pour le matériel
abstrait et le matériel concret est également
observée et ce, tant chez les filles que chez les
garçons atteints du syndrome (Freund & Reiss, 1991).
Une étude plus particulière des garçons
atteints du syndrome du X-fragile met en évidence un
déficit très important dans toutes les tâches
de mémoire et plus particulièrement dans celles qui
impliquent un codage verbal de l'information (Dyckens, Hodapp,
& Leckerman, 1987). Dès lors, on suggèrera que
ces personnes présentent un déficit relativement
important dans l'utilisation active des stratégies aidant
au rappel de l'information. Freund et Reiss (1991), en se basant
sur les subtests de l'échelle de Stanford-Binet, ont
signalé des déficits au niveau de la mémoire
verbale (mesurée par la répétition de
phrases) et au niveau de la mémoire visuelle
(mesurée par l'épreuve des perles). A partir de
là, ils suggèrent que le déficit
mnésique chez les personnes atteintes du syndrome du
X-fragile dépend du type de matériel à
rappeler : (1) l'information visuelle abstraite (comme
proposée dans l'épreuve des perles) ne peut
être verbalisée facilement, (2) l'information
impliquant des capacités syntaxiques et de
séquentialisation (comme dans la répétition
de phrases) est difficile à rappeler. En fait, ces deux
tâches impliquent des savoir-faire organisationnels et
analytiques qui semblent faire défaut aux personnes
atteintes du syndrome du X-fragile.
La
neurofibromatose de type 1
La
neurofibromatose de type 1 est le résultat d'une mutation
du gène NF1 sur le chromosome 11 résultant en un
contrôle anormal de la croissance cellulaire et de la
différenciation des tissus, plus particulièrement
des tissus des systèmes nerveux central et
périphérique. Son incidence est d'approximativement
1 cas sur 4000 naissances (Stumpof, Alkesne, & Amieger,
1988).
Peu
d'études portent sur le développement et le
fonctionnement mnésiques des personnes atteintes de la
neurofibromatose de type 1. Cependant, toutes les informations
disponibles à ce sujet vont dans le même sens et
semblent indiquer qu'il n'existe aucun déficit au niveau de
la mémoire à court terme phonologique dans ce
syndrome. Il semble que les déficits soient essentiellement
de nature non-verbale. Zoeler, Rembeck et Baeckman (1997)
relèvent des problèmes de mémoire visuelle et
tactile chez les adultes atteints de la neurofibromatose de type
1. Bawden, Dooley, Buckley et Camfield (1996) ont, quant à
eux, noté des déficits cognitifs non-verbaux chez
les enfants et adolescents atteints de la neurofibromatose de type
1 et ce, plus particulièrement au niveau de la
mémoire des visages et du dessin de mémoire de
formes géométriques.
Le syndrome
de Turner
Le syndrome de
Turner est lié au chromosome X. Il atteint environ 1 fille
sur 2500. On estime que chez 60% des filles nées avec le
syndrome de Turner, il manque un chromosome X. Les 40% restant ont
un chromosome X incomplet ou présentent un pattern
chromosomique mosaïque (Ginther & Fullwood, 1998). Outre
les problèmes organiques engendrés par le syndrome,
on notera chez les personnes porteuses d'un syndrome de Turner un
déficit intellectuel touchant principalement le
fonctionnement non-verbal.
Dans ce
syndrome, il semble que les problèmes mnésiques se
situent davantage au niveau visuel et spatial qu'au niveau verbal
(Rovet & Netley, 1982). Rovet, Szekely et Hockenberry (1994)
ainsi que Buchanan, Pavlovic et Rovet (1988) suggèrent
d'ailleurs l'existence d'un déficit spécifique de la
mémoire de travail visuo-spatiale dans ce syndrome. Ce
déficit se traduirait plus particulièrement par des
performances arithmétiques et de traitement des visages
anormales.
En
conclusion
Comme nous
venons de le voir, toutes les étiologies de retard mental
ont leurs spécificités et leurs problèmes ne
se calquent pas sur le modèle "prototypique" de la trisomie
21, comme on a pu, antérieurement, le laisser supposer.
Dans la trisomie 21, les problèmes langagiers et de
mémoire verbale sont importants alors que dans d'autres
syndromes les problèmes langagiers ne sont que mineurs (par
exemple dans le syndrome de Williams) et la mémoire
phonologique à court terme est relativement bien
préservée. Dans ces cas, il semble inutile de
dépenser l'énergie rééducative
à oeuvrer dans le sens d'une amélioration des
capacités de mémoire phonologique à court
terme. Dès lors, et ce afin de cerner les priorités
en fonction des forces et des faiblesses des différents
syndromes génétiques de retard mental, il est
évident que dans l'avenir, les recherches devront davantage
s'orienter vers la problématique de la
spécificité syndromique. Cette direction de
recherche est importante afin d'ajuster, d'améliorer, voire
de réorienter, les pratiques éducatives et
rééducatives actuellement utilisées avec les
personnes présentant un retard mental.
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