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Lapproche
cognitive en rééducation :
Etude
de cas dun dyslexique-dysorthographique
développemental de surface
Matthieu
Dubois
Neuropsychologue,
Aspirant FNRS
Faculté
de Psychologie, UCL
Article paru
dans les Cahiers de la SBLU (2002), n°12,
6-15.
INTRODUCTION
Alors que la
dyslexie phonologique se caractérise par une
difficulté sélective à lire les pseudo-mots,
la dyslexie de surface, qui saccompagne toujours dune
dysorthographie de même type, correspond à un trouble
sélectif de la lecture des mots irréguliers et la
présence dun grand nombre de régularisations2.
Ce pattern d'erreurs a été attribué à
un déficit de la voie dadressage, et plus
particulièrement à l'incapacité qu'auraient
ces enfants à mettre en mémoire des informations
portant spécifiquement sur la forme orthographique des mots
(Castles & Coltheart, 1996). Bien que de nombreuses
méthodes de revalidation existent, peu de travaux
évaluent de façon contrôlée leur
efficacité et encore moins proposent des explications
théoriquement motivées de leurs effets (Broom &
Doctor, 1995). Dans cet article, la capacité de deux
rééducations à créer des
représentations orthographiques chez un enfant
dyslexique-dysorthographique de surface va être
comparée.
Par ailleurs,
les développements de la perspective cognitive
entraînent une modification progressive de la logique dans
laquelle est conçue l'intervention thérapeutique.
L'approche cognitive de la rééducation requiert la
compréhension des processus déficitaires chez le
patient mais également de ses habiletés
préservées, afin de développer une
stratégie rééducative adaptée aux
spécificités du cas particulier que ce patient
constitue (de Partz, Seron & Van der Linden, 1992). Le cas
présenté illustre cette perspective. Un bilan
langagier et neuropsychologique a servi de guide à
létablissement des rééducations
proposées.
BILAN
MT est un
garçon droitier âgé de 11 ans 6 mois, dont la
langue maternelle est le français. Ayant doublé une
année, il est en cinquième année primaire et
éprouve de grosses difficultés scolaires. MT
présente un état légèrement
déprimé suite aux difficultés
éprouvées et à lattitude de son
professeur. Ses parents ne rapportent aucune difficulté
dacquisition du langage oral.
A. Testing
neuropsychologique
Le bilan
neuropsychologique a permis de mettre en évidence un
fonctionnement intellectuel supérieur (QI Total : 126,
moyenne : 100 ± 15) et un trouble de l'inhibition. Les
résultats sont marqués par une certaine lenteur
(visible aux épreuves dattention soutenue et de
flexibilité), sans doute attribuable à
létat déprimé du patient.
Excepté cette lenteur, lévaluation met en
évidence un fonctionnement attentionnel normal, des
fonctions exécutives efficientes (excepté un trouble
de l'inhibition) et des performances mnésiques normales,
voire supérieures aux normes en mémoire à
long terme visuo-spatiale (Test des figures abstraites :
Dechutter, non publié).
B.
Evaluation de la lecture et de l'écriture
1. Examen de la
lecture
Afin
dévaluer la voie dassemblage, une liste de 90
mots et 90 pseudo-mots (Valdois, Carbonnel, Marendaz, Ans, David
& Pellat, en révision) a été
présentée à MT.
Les
performances de MT sont présentées dans le tableau
1. Il lit correctement 87.8% (79/90) des mots3. Aucun effet de
longueur nest présent (c2 (2) = .829, p<.661). La
lecture des pseudo-mots donne lieu à 72.2% (65/90) de
réponses correctes. Les performances de MT sont
affectées par la longueur des pseudo-mots (c2 (2) = 11.077,
p<.004). En effet, les pseudo-mots de huit lettres ne sont lus
correctement qu'une fois sur deux, contre 83.3% de réponses
correctes pour les pseudo-mots de quatre et six
lettres.
La comparaison
des performances en lecture de mots et de pseudo-mots met à
jour un effet de lexicalité (c2 (1) = 6.806, p<.009),
dû uniquement à la détérioration des
résultats sur les pseudo-mots de huit lettres. Une analyse
des erreurs réalisées met en évidence une
absence de lexicalisations sur les pseudo-mots.
La voie
dadressage a été évaluée en
comparant les performances en lecture de mots irréguliers
(Valdois, Gérard, Vanault & Dugas, 1995), et de mots
réguliers pairés en longueur et fréquence.
Les résultats de MT, présentés dans le
Tableau 1, montrent un important effet de régularité
(c2 (1) = 13.333, p<.0001). Un effet de fréquence est
observé uniquement en ce qui concerne les mots
irréguliers. Les erreurs réalisées sont en
majorité des régularisations (9 erreurs sur 18). En
outre, MT présente des performances parfaites aux
épreuves de connaissance des lettres et des
graphèmes, ainsi que des sons des différents
graphèmes (BELEC : Mousty, Leybaert, Alegria, Content
et Morais, 1994 ; Mousty et Leybaert, 1999).
Tableau 1 -
Résultats de l'évaluation de la
lecture
|
Structure
|
4 lettres
|
6 lettres
|
8 lettres
|
Total
|
|
Mots
|
25/30
|
27/30
|
27/30
|
79/90
|
|
Pseudo-mots
|
25/30
|
25/30
|
15/30
|
65/90
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Basse
Fréquence
|
Haute
Fréquence
|
Total
|
|
Mots
régul.
|
15/20
|
17/20
|
32/40
|
|
Mots irr.
|
5/20
|
11/20
|
16/40
|
|
Total
|
20/40
|
28/40
|
48/80
|
Pour
déterminer la voie de lecture spontanément
utilisée par MT, des listes de mots réguliers de
une, deux et trois syllabes lui ont été
présentées de façon informatisée. Le
temps de présentation de chaque mot est accru
jusquà ce que MT arrive à lire correctement au
moins 80% des mots présentés. Une lecture par
adressage devrait se marquer par une absence deffet de
longueur, alors que lusage de la voie dassemblage
entraînerait un accroissement important des temps de
présentation des mots en fonction du nombre de syllabes.
Les résultats de MT, comparés à ceux de
sujets du même âge, sont présentés dans
le Graphique 1. Alors que les sujets contrôles ne
présentent quun très faible accroissement du
temps de présentation (de 49.1 en moyenne pour les mots
dune syllabe à 70.9 ms en moyenne pour les mots de
trois syllabes), MT voit ses temps de présentation
saccroître de 80 à 900 ms. Ces résultats
témoignent dune lecture réalisée par
assemblage, caractéristique des dyslexies de surface.
Graphique 1
- Temps de présentation nécessaire en fonction du
nombre de syllabes
Maximum
correspond au seuil le plus élevé atteint par un
sujet contrôle pour cette longueur.
Il est
communément admis que la dyslexie développementale
de surface résulte de lincapacité à
mettre en mémoire des informations portant
spécifiquement sur la forme orthographique des mots
(Castles & Coltheart, 1996).
Afin
dévaluer lintégrité du lexique
orthographique, des séries de quatre suites de lettres
(adapté de Valdois et al., en révision) ont
été proposées à MT. Parmi ces quatre
suites de lettres, une seule correspond à l'orthographe
correcte d'un mot. Les trois autres sont constituées de
pseudo-mots homophones (par exemple : aucéan
eausséan océan océen).
Le test comporte quarante séries de ce type. MT
nidentifie correctement que 17 mots sur les 40 (moyenne :
37, ET : 1.65, range : 34-40), attestant ainsi la pauvreté
de son lexique orthographique.
MT
présente donc un profil de dyslexie de surface,
caractérisé par un important effet de
régularité, un effet de longueur des mots sur le
temps nécessaire pour les lire et des
représentations orthographiques peu définies au sein
du lexique orthographique.
2. Examen de
l'écriture
Dans tous les
cas développementaux actuellement décrits, une
dyslexie de surface saccompagne dune dysorthographie
de même type. La dysorthographie de surface est
caractérisée par des performances en écriture
sensibles à la régularité orthographique des
mots et par la prédominance derreurs phonologiquement
plausibles. Cest ce que nous observons chez MT.
|
|
Structure
|
4
lettres
|
6
lettres
|
8
lettres
|
Total
|
|
Pseudo-mots
|
NS
|
4/5
|
5/5
|
4/5
|
13
/15
|
|
|
NC
|
5/5
|
5/5
|
5/5
|
15
/15
|
|
|
NG
|
5/5
|
4/5
|
5/5
|
14
/15
|
|
|
Total
|
14
/ 15
|
14
/ 15
|
14
/ 15
|
42
/ 45
|
Note. S signifie items simples, C items incluant des
groupes consonantiques et GC items comprenant des groupes
vocaliques complexes
Tableau
2 - Résultats de l'évaluation de
l'écriture
|
|
Basse
fréquence
|
Haute
fréquence
|
Total
|
|
Mots
réguliers
|
9/20
|
15/20
|
24
/ 40
|
|
Mots
irréguliers
|
3/20
|
2/20
|
5
/ 40
|
|
Total
|
12/40
|
17/40
|
29
/ 80
|
Les mots
réguliers et irréguliers lus
précédemment ont été dictés.
Les résultats de MT (voir Tableau 2) montrent un effet
important de la régularité (c2 (1) = 19.527,
p<.0001). En effet, MT orthographie correctement 60% (24/40)
des mots réguliers et seulement 12.5% (5/40) des mots
irréguliers. La majorité (76.5%) des erreurs
réalisées est phonologiquement plausible. Par
contre, aucun effet de fréquence significatif nest
observé. Cet effet de régularité, ainsi
que la nature des erreurs, est attribuable à
labsence de représentations orthographiques
suffisamment précises au sein du lexique orthographique.
Par contre,
lors dune dictée de pseudo-mots, (la moitié
de la liste de 90 pseudo-mots présentée en
lecture), les performances de MT (cf. tableau 2) sont
excellentes : 93.3% (42/45) des pseudo-mots sont
orthographiés correctement. Ni la longueur, ni le type
de graphèmes présents au sein des pseudo-mots n'a
le moindre effet sur le nombre de pseudo-mots correctement
orthographiés. Ces résultats excellents
confirment lintégrité de la voie
dassemblage en écriture.
3.
Métaphonologie
Les
habiletés métaphonologiques de MT ont
été évaluées au moyen de
différentes épreuves : Acronymes auditifs
(BELEC : Mousty et al., 1994), jugement de rimes,
décomposition phonémique, amission du
phonème initial, catégorisation de sons et
acronymes auditifs (Valdois, et al., en révision). Tous
les scores sont dans les normes.
RÉÉDUCATION
Actuellement,
peu de critères permettent de choisir la
rééducation la plus adaptée au cas
particulier quest tout patient. Une approche cognitive
implique la prise en compte des spécificités du
patient : déficit précisément
localisé au niveau dune architecture
fonctionnelle, mais aussi habiletés
préservées. Afin de démontrer la
pertinence de ce point de vue, nous avons comparé
lefficacité, chez MT, de deux méthodes
visant à créer des représentations au sein
du lexique orthographique. La première utilise
limagerie visuelle (implication de la mémoire
à long terme visuelle) alors que la seconde
sappuie sur un traitement phonologique (implication de la
mémoire à long terme verbale). Toutes deux ont
démontré leur efficacité dans la
remédiation de patients adultes présentant un
déficit du lexique orthographique (imagerie
visuelle : de Partz, Seron & Van der Linden,
1992 ; épellation : Broom & Doctor, 1995).
Cependant, suite aux excellentes capacités de
mémoire visuelle à long terme observées
chez MT, une efficacité plus importante de la
stratégie dimagerie visuelle est attendue.
1.
Matériel
Trois
groupes de 25 mots à orthographe
irrégulière ou ambiguë, appariés en
longueur (nombre de syllabes, de caractères et de
phonèmes) et en fréquence (Novlex : Lambert &
Chesnet, 2001) ont été constitués.
Lensemble des mots avait été dictés
précédemment à MT, qui nen avait
orthographié aucun correctement.
Le premier
groupe de mots comprenait des mots contrôles, non
travaillés. Le deuxième était
composé des mots travaillés au moyen dune
stratégie visuelle et le troisième des mots
travaillés en épellation. Les mots de la liste
travaillée en imagerie mentale proviennent d'une
série de 200 mots irréguliers mise au point par
Valdois, de Partz, Seron & Hulin (à paraître)
et destinée à des enfants présentant des
troubles de la lecture et de l'écriture. Les
particularités orthographiques de chacun des mots ont
été imagées selon les critères
présentés par de Partz et al. (1992) :
premièrement, les dessins sont sélectivement
combinés avec les graphèmes problématiques
; deuxièmement, ils sont sémantiquement
associés avec la signification du mot écrit (cf.
figure 2). Les 25 mots retenus pour composer la liste
traitée par imagerie mentale répondent aux
conditions suivantes : (1) la présence d'erreurs
orthographiques lors de la dictée des mots à MT;
(2) les erreurs orthographiques sont situées sur les
graphèmes illustrés.
2.
Stratégies de rééducation
En ce qui
concerne les mots travaillés par imagerie,
lentraînement consiste à repérer et
reproduire le dessin illustrant la particularité
orthographique spécifique de ce mot. La stratégie
verbale, quant à elle, implique l'épellation du
mot. Cette activité est réalisée durant 15
secondes. Ensuite, le mot est rappelé après 10
secondes, puis après avoir travaillé un autre
mot. Tous les mots sont rappelés en fin de
séance. Enfin, ils donnent tous lieu à un rappel
après 2, 4 et 10 jours.
Cette
procédure a été utilisée durant dix
séances denviron une demi-heure, à raison
de trois séances par semaine. Cinq mots de chaque liste
thérapeutique étaient travaillés par
séance. Par conséquent, les dix séances
peuvent être divisées en cinq séances de
travail et cinq séances de rappel des mots
précédemment travaillés.
Figure 1
- Exemples de mots travaillés par
imagerie
3.
Contrôle de lefficacité de la
rééducation
L'évaluation
post thérapeutique est réalisée à
deux reprises, immédiatement après l'arrêt
de la rééducation et deux mois plus tard. Afin
dévaluer la spécificité des
rééducations effectuées, les trois listes
de mots (contrôle, imagerie visuelle et
épellation) ainsi que la liste de 40 mots
irréguliers utilisée lors du bilan ont
été dictés. Les mots utilisés dans
la rééducation ont été
dictés selon deux modalités :
mélangés avec les mots de la liste contrôle
ou présentés en trois blocs, selon la
méthode rééducative utilisée. Ces
différentes tâches ont également permis
dévaluer lefficacité relative des
deux stratégies rééducatives.
Immédiatement
après la rééducation, une
amélioration globale des performances est
observée pour les mots travaillés (moyenne de 70%
de mots correctement orthographiés) par rapport à
la liste non travaillée (24%) (c2 (1) = 14.231,
p<.0001). Les mots travaillés en imagerie se
distinguent significativement des mots non travaillés
(voir tableau 3), quelle que soit la modalité de
présentation (ordre aléatoire : (c2) (1) =
16.661, p<.0001 ; par blocs (c2) (1) = 20.035, p<.0001).
De même, les mots travaillés en épellation
se distinguent bien des mots de la liste contrôle (ordre
aléatoire : (c2) (1) = 6.525, p<.009 ; par
blocs : (c2) (1) = 4.085, p<.043). La
rééducation a donc bien eu un effet
spécifique. En outre, les mots travaillés en
imagerie sont significativement mieux orthographiés que
les mots travaillés en épellation lorsquils
sont présentés par blocs (c2) (1) = 9.071,
p<.003).
Deux mois
après la fin de la rééducation, une
différence significative entre la liste
travaillée par imagerie visuelle et la liste
contrôle (c2) (1) = 6.825, p<.009) est
observée. Il en va de même pour la liste
travaillée en épellation (c2) (1) = 4.235,
p<.04).
Tableau
3 - Dictées pré- et
post-thérapeutiques
|
|
Présentation
|
Pré
thérapie
|
Post
thérapie
|
Post
thérapie
(2
mois après)
|
|
Mots
non travaillés
|
Ordre
aléatoire
|
0%
|
24%
|
24%
|
|
|
Par
bloc
|
0
%
|
28%
|
-
|
|
Imagerie
visuelle
|
Ordre
aléatoire
|
0%
|
80%
|
60%
|
|
|
Par
bloc
|
0%
|
88%
|
-
|
|
Epellation
|
Ordre
aléatoire
|
0%
|
60%
|
52%
|
|
|
Par
bloc
|
0%
|
56%
|
-
|
|
|
Valdois
et al. (1995) (N=40)
|
12.5%
|
10%
|
|
CONCLUSION
Lévaluation
réalisée chez MT a mis en évidence un
profil de dyslexie dysorthographie développementale de
surface. Par ailleurs, le bilan neuropsychologique de MT a
montré une excellente mémoire visuelle à
long terme. Se basant sur ce constat, deux
rééducations ont été
comparées : lune impliquant la mémoire
visuelle, lautre la mémoire verbale. Ces deux
rééducations impliquant des stratégies
différentes ont toutes deux montré une
efficacité dans la création de
représentations orthographiques. Cependant, comme les
habiletés de MT en mémoire visuelle permettaient
den faire lhypothèse, les
particularités orthographiques des mots appris en
imagerie visuelle ont été mieux encodées,
comme en attestent les différences observées
entre les deux rééducations, tant en
dictée quen décision lexicale. En outre,
ces effets se sont maintenus et ont pu être
observés deux mois après larrêt de la
rééducation. Les rééducations ont
montré un effet significatif après trois
semaines. La mise en évidence de la
prééminence du traitement visuel a permis
daccentuer cet aspect durant la rééducation
qui a suivi les trois semaines dévaluation de
lefficacité des prises en charge visuelle et
phonologique.
Notes
1 Pour un
descriptif plus complet du cas, voir Dubois, M. (à
paraître). Diagnostic et rééducation d'un
déficit de représentations orthographiques en
contexte développemental : le cas MT. In Actes de la
Journée "Approches neuropsychologique et
psycholinguistique des troubles du langage oral, du langage
écrit et du calcul chez l'enfant" 5 octobre 2002.
Collection Proximités. Le Langage et l'Homme.
2 Pour plus
dinformations, voir de Partz et Valdois, 1999.
3 Lors de
lévaluation de la voie dassemblage, les
auto-corrections (i.e. corrections spontanées des
erreurs par le patient lui-même) ont également
été considérées comme des bonnes
réponses. En effet, en lecture de pseudo-mots, la
réalisation dauto-corrections provient uniquement
de la prise de conscience dun manque
dadéquation entre la séquence sonore
produite et la séquence de lettres à lire. Par
contre, en lecture de mots, les auto-corrections peuvent
également être le fruit de la conscience que la
séquence sonore produite ne correspond à aucun
mot de la langue. Cest tout particulièrement le
cas pour les mots irréguliers. Cest pourquoi les
auto-corrections ont été
considérées comme des erreurs dans
lévaluation de la voie dadressage.
Bibliographie
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& Doctor, E.A. (1995). Developmental surface dyslexia : A
case study of the efficacy of a remediation programme.
Cognitive Neuropsychology, 12 (1), 69-110.
Castles, A.
& Coltheart, M. (1996). Cognitive correlates of
developmental surface dyslexia : A single case study. Cognitive
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M.P., Seron, X. & Van der Linden, M. (1992). Re-education
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Leybaert, J., Alegria, J., Content, A. & Morais, J. (1994).
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