Analyses
discursives : rappel de récit et productions
orales.
M.A.
Schelstraete
Université
catholique de Louvain
Article
paru dans les Cahiers de la SBLU (2004), n°16,
32-40.
Lors de
lévaluation du langage oral, il est courant
dutiliser une épreuve de rappel de récit ou de
description dimage en séquence, et, parfois de
compléter le bilan par une narration spontanée, ou
une conversation libre avec lenfant. Les critères et
grilles de cotation ne sont toutefois pas toujours satisfaisants,
ou en cas dépreuves non normées, inexistants.
Or, il peut être utile de procéder à une
analyse détaillée des compétences discursives
de lenfant. En partant des travaux en psychologie du langage
sur la compréhension et le rappel de discours/texte (cf.
Coirier, Gaonach & Passerault, 1996), nous proposons
ci-dessous une grille danalyse des compétences
discursives en deux temps. On peut en effet, en un premier temps,
procéder à une analyse quantitative de ce que le
patient a rappelé, avant deffectuer une analyse plus
qualitative. Notons que cette dernière peut
également être réalisée pour des
tâches autres que le rappel de texte, comme par exemple la
description dimages, la conversation, la communication
référentielle.
1. Analyse
quantitative
Lanalyse
quantitative la plus précise consiste à
procéder à lanalyse prédicative du
rappel par rapport aux propositions sémantiques du
texte-source. La proposition au sens sémantique du terme
est lunité classique danalyse du
discours ; il sagit dune représentation
des relations sémantiques exprimées par
lénoncé sous forme de prédicat et de
son ou ses arguments. Elle se définit comme « la
plus petite unité du discours à laquelle on peut
attribuer une valeur de
vérité. ».
On transcrit
habituellement les propositions sémantiques en
commençant par le prédicat suivi de son ou ses
arguments entre parenthèses (cf. Costermans, 1980 ;
Denhière, 1984 ; Le Ny, 1987). Le prédicat
exprime une relation (1) ou attribue une propriété
à un argument (2) [exemples tirés du
récit « Le dragon », de la batterie
Diagnos, Denhière et coll., non publiée)
(1) Le dragon
effrayait les villageois
EFFRAYER
passé (dragon agent, villageois patient)
(2) Le dragon
était vieux
VIEUX
(dragon)
Selon le niveau
de précision souhaité, on spécifiera, comme
en (1) différentes indications relatives au prédicat
(ex. temps, mode, aspect) ainsi que les relations
sémantiques entre le prédicat et ses arguments (cf.
grammaire casuelle de Fillmore : agent, patient, instrument,
locatif, bénéficiaire, etc., voir Costermans, 1980
pour plus de détails).
Il est
important de noter que la proposition sémantique encode le
sens des énoncés et non leur forme de surface.
Ainsi, une phrase active et sa paraphrase passive auront la
même représentation propositionnelle (ex. en (3), la
représentation propositionnelle est la même
quen (1))
Exemple (3) Les
villageois étaient effrayés par le
dragon.
EFFRAYER
passé (dragon agent, villageois patient)
En comparant le
rappel du patient au récit-source, on note pour chaque
proposition du récit-source si elle a été
rappelée ou non par le patient, en attribuant par exemple 2
points si toute la proposition est rappelée, 1 point
sil manque un ou plusieurs éléments (ex. le
prédicat est incorrect ou il manque un argument) et 0 point
si aucun élément nest rappelé (cf.
exemple 4).
Exemple (4)
« il a soufflé les bougies du
château. » (au lieu de « du gâteau
danniversaire ») :
P1 SOUFFLER
(dragon, bougies) à 2 points
P2 DE (bougies,
gâteau) à 1 point
P3 DE
(anniversaire, gâteau) à 0 point
Attention, il
sagit dune analyse sémantique : cest
donc le sens qui compte. Peu importe que la structure syntaxique,
les mots soient différents, du moment que le sens ait
été respecté. Évidemment, dans
certains cas, il faudra décider si ce que le sujet a
rappelé a le même sens ou pas (pas une
décision tout ou rien, cf. exemples 5 et 6). Il est donc
utile de se fixer des critères et de les appliquer de la
même manière partout.
Exemple (5)
« Cest un dragon qui crachait de grosses
flammes »
P1 CRACHER
(dragon, flammes) à 2 points
P2 LONGUES
(flammes) à 2 points (« grosses » est
considéré comme synonyme de
« longues »)
Exemple
(6) « il l'a invité au lac » au
lieu de « il a emmené le dragon se baigner dans
le lac »
P1 EMMENER
(Garçon, P2) à 2 points
P2 SE
BAIGNERDANS (dragon, Lac) à 1 point (le prédicat est
absent et pas obligatoirement sous-entendu dans le rappel de
lenfant ; par contre, on considère que
« inviter » peut être pris comme synonyme de
« emmener»)
Notons que
lanalyse prédicative du texte-source inclut en
général les inférences obligatoires, de
manière à pouvoir estimer le degré de
difficulté du texte. Toutefois, on nattend pas du
patient/sujet quil produise explicitement des informations
qui lui ont été présentées
implicitement (exemple 7). On ne comptabilise donc pas les
inférences dans le rappel.
Exemple (7)
Pour la paire de phrases du récit-source « Le
dragon but beaucoup deau. Quand il sortit de leau, il
ne crachait plus de flammes. », il y a une
inférence à faire : cest parce quil
a bu de leau que le dragon ne crache plus de flammes.
On testera en
fait la réalisation des inférences plutôt
après le rappel, par des questions de compréhension
(« Et pourquoi est-ce que le dragon ne crachait plus de
flammes ? »).
Lorsque
lensemble du rappel a été corrigé de
cette manière, on obtient un score en additionnant les
points obtenus pour chaque proposition. Il peut être utile
de diviser ce score par le score maximal, c-à-d [nombre
de propositions du récit (sans les
inférences)*2] et de multiplier par 100 pour obtenir un
pourcentage. Ceci permet notamment de comparer plus facilement des
performances récoltées sur des récits
différents (pour un exemple cf. Denhière &
Larget, 1989).
2. Analyse
qualitative
Le nombre de
propositions rappelées ne suffit pas pour évaluer la
qualité dun rappel. Il faut également
récolter une série dindices qualitatifs qui
reflètent la qualité de la représentation
sémantique construite en mémoire (cf. Coirier,
Gaonach & Passerault, 1996 pour une synthèse des
travaux sur le texte en psychologie du langage). On peut diviser
les indices en indicateurs de cohérence globale et de
cohérence locale
2.1.
Cohérence globale
Niveau
dimportance : toutes les informations dun texte
nont pas le même degré dimportance.
Certaines sont essentielles pour la trame du récit (sa
macro-structure), dautres viennent lenrichir et
dautres encore sont des informations de détails qui
napportent rien ou quasi-rien. Normalement, le nombre de
propositions rappelées varie en fonction du degré
dimportance : plus une proposition contient de
linformation importante, plus elle a de chance
dêtre rappelée (cf. Modèle de Kintsch
& van Dijck, in Kintsch, 1998 ; voir Blanc &
Brouillet, 2003 pour une synthèse de ce modèle en
français) ; cest ce quon appelle
« leffet de niveau ». Il est donc utile
de regarder dans quelle mesure le récit produit par le
patient respecte la hiérarchie des propositions. On peut en
effet avoir deux patients qui rappellent autant de propositions
mais pour lun, on obtient leffet de niveau alors que
lautre rapporte un mélange dinformations
importantes et de détails.
Il y a
plusieurs façons didentifier le niveau
dimportance des propositions ; on peut le faire
soi-même par une épreuve de tri : on divise le
récit-source en énoncés
élémentaires (une idée), ensuite, on retire
un tiers des idées, celles qui correspondent à des
détails et dont on peut se passer sans affecter le
récit ; après, on procède de la
même manière pour le deuxième tiers de
manière à ne garder que les idées
importantes. On peut également, par souci
dobjectivité, faire réaliser la tâche
à un groupe de participants de manière à
obtenir des jugements moyens (Pour les plus motivés, les
résultats obtenus peuvent aussi être comparés
à lanalyse effectuée par simulations sur
ordinateur à laide du modèle
Construction-Intégration (CI) de Kintsch)
Structure du
récit : les différents types ont en
général une structure
« canonique » ; ci-dessous, nous
développons différents indicateurs valables pour la
structure dun récit
« type »
a) Respect de
lordre (séquence temporo-causale) : certains
enfants ne respectent pas lordre des
événements, soit quils commencent par des
éléments postérieurs pour revenir à
des éléments antérieurs (exemple (8)), soit
quils « tournent » en rond dans leur
récit (exemple (9)).
Exemple (8)
« Tino a emmené le dragon au restaurant et puis
il la emmené se baigner dans le
lac. »
Exemple (9)
« Il était une fois un dragon qui voulait
fêter son anniversaire dans un restaurant, il avait
soufflé ses bougies on voyait des flammes, il a
été couré dans leau [
]
alors il voulait fêter son anniversaire alors il
était parti dans le lac parce quon voyait des flammes
sortir [
] »
b)
Présence des différents éléments
dun épisode : par exemple, cadre (« il
était une fois
»), début,
réaction, tentative, résultat, fin, (cf. Fayol,
1985). Dès 6 ans, les profils de rappel ressemblent
à ceux observés chez ladulte : le cadre,
le début et le résultat donnent lieu à des
taux de rappel élevés (70%) alors que les autres
éléments sont moins bien rappelés, surtout la
réaction et la fin (cf. Fayol, 1985).
c) Intrusions,
ajouts : les jeunes enfants (4-5 ans) ajoutent volontiers des
éléments au récit, sans en être
généralement conscients (exemple (10)). Ce
comportement diminue fortement en primaire (4% des propositions
chez les enfants de 2ème de Denhière & Larget,
1989) pour disparaître complètement par la suite
(0,2% chez les enfants de 5ème). Aors que certains de ses
éléments peuvent être considérés
comme des élaborations de la signification (ajouts, exemple
(10)), dautres nont vraiment rien à voir avec
le récit (intrusions : exemple (11))
Exemple (10)
« il se baignait dans le lac où le garçon
se lavait »
Exemple (11)
« le dragon il souffle avec un bonhomme de neige puis
avec tous des trains »
d) Analyse en
termes de « stades narratifs » : on peut
également qualifier la cohérence globale dun
récit en se référant à des
descriptions faites par certains auteurs en termes de
« stades narratifs » cf. stades narratifs
dApplebee en annexe.
2.2
Cohérence locale
La
cohérence locale concerne les relations de cohérence
entre deux énoncés successifs. Certaines marques
linguistiques servent à assurer cette cohérence
(marques de cohésion). Parmi celles-ci, on peut notamment
regarder :
Les
connecteurs (ex. alors, puis, mais, après, et)
Les pronoms
et autres anaphores (ex. utilisation ambiguë ou absence
danaphore)
Concordance
des temps
Ces marques de
cohésion sacquièrent relativement tard pour la
situation de rappel ou de narration (cf. Hickmann, 1997,
2000) ; ainsi, pour lemploi des pronoms, il faut
attendre la fin des primaires pour une utilisation adéquate
(sans ambiguïté) et souple (« il »
ne référant pas tout le temps au personnage
principal). La présence de ces marques dans le rappel
dun enfant est donc bon signe.
Par ailleurs,
deux énoncés peuvent toutefois ne contenir
très peu de marques de cohésion et pourtant
entretenir des relations de cohérence (ex. Suzanne avait
fait la fête hier. Elle avait mal à la tête
depuis ce matin.) Il faut donc aussi évaluer la
cohérence en tenant compte du sens (maintien du
« topic ») et de larticulation
« given-new » (linformation nouvelle est
raccrochée à linformation ancienne). Ceci peut
notamment se faire en regardant les points
suivants :
Interruptions
(ruptures dénoncés). Attention, ces ruptures
ont différentes causes possibles qui ne sont pas
nécessairement discursives (ex. manque du mot,
problème grammatical).
Changements
fréquents de « topics »
Information
nouvelle pas « accrochée » à
linformation ancienne.
Notons que les
deux derniers relèvent également de la
pragmatique : lenfant qui ne tient pas compte de son
interlocuteur va passer du coq à lâne sans
cesse et parler déléments sans sassurer
au préalable que linterlocuteur sache de quoi il
parle.
Lensemble
de ces indices peut être rassemblé dans une
évaluation générale de la cohérence
locale, en utilisant par exemple une échelle avec
différents degrés (de très cohérent
à incohérent) qui permet de quantifier pour chaque
paire dénoncés le degré de
cohérence locale (cf. Glosser & Deser, 1992 pour une
échelle de ce type).
Références
Blanc, N. &
Brouillet, D. (2003). Mémoire et compréhension.
Paris : Editions In Press.
Coirier, P.,
Gaonach, D., & Passerault, J.-M . (1996).
Psycholinguistique textuelle. Paris : Armand Colin.
Costermans, J.
(1980). Psychologie du langage. Liège : Mardaga.
Denhière,
G. (1984). Il était une fois
compréhension et
rappel de récits. Lille : P.U.L.
Denhière,
G. (1987). Genèse de la compréhension et de la
mémorisation de récits. In G. Piéraut
Le Bonniec (Ed.). Connaître et le dire. Liège :
Mardaga.
Denhière, G. & Baudet, S. (1987). Traitement du texte.
In J.A. Rondal & J.P. Thibaut (Eds.). Problèmes de
psycholinguistique. Liège : Mardaga.
Denhière,
G. & Larget, E. (1989). Etude du rappel de récit.
Questions de Logopédie, 21, 31-66.
De Weck, G.
(1991). La cohésion dans les textes denfants.
Lausanne : Delachaux & Niestlé.
Fayol, M.
(1985). Le récit et sa construction. Une approche de
psychologie cognitive. Lausanne : Delachaux &
Niestlé.
Glosser, G.
& Deser, T. (1992). A comparison of changes in macrolinguistic
and microlinguistic aspects of discourse production in normal
aging. Journal of Gerontology, 47, 266-272.
Hickmann, M.
(1987). Ontogénèse de la cohésion dans le
discours. In G. Piéraut Le Bonniec (Ed.).
Connaître et le dire. Liège : Mardaga.
Hickmann, G.
(2000). Le développement de lorganisation discursive.
In M. Kail & M. Fayol (Eds.). Lacquisition du langage.
Le langage en développement au-delà de trois ans.
Paris : PUF.
Kintsch, W.
(1998). Comprehension : a paradigm for cognition.
Cambridge : Cambridge University Press.
Le Ny, J.F.
(1987). Sémantique psychologique. In J.A. Rondal & J.P.
Thibaut (Eds.). Problèmes de psycholinguistique.
Liège : Mardaga.
Paul, R.
(1996). Language disorders. From Infancy to adolescence.
St-Louis : Mosby.
Annexe -
Cotation en terme de « stades narratifs »
proposée par Applebee (Traduit daprès Paul,
1996)
Etape 1
Histoires en « amas » (niveau
développemental : 2 ou 3 ans)
Les histoires
produites consistent essentiellement en des
« étiquettes » et des descriptions
dévénements ou dactions. Il ny a
pas de thème central ou dorganisation entre les
propositions. Les énoncés sont simples et de forme
déclarative.
Exemple :
« Mecer sortait de sa maison. Il allait dans la cour de
récréation. Alors il a trouvé une grenouille.
Alors il tombe de la falaise. La grenouille est dans leau.
Le chien tire sur un bâton. Un garçon est
fâché. Alors il appelle la police. Alors il se
repose. Et alors il allait en prison. »
Etape 2
Histoires en « séquences » (niveau
développemental : ± 3 ans)
Les histoires
consistent en des événements
étiquettés et arrangés autour dun
thème central, dun personnage ou dune
situation. Il sagit dune description de ce que le
personnage a fait, sans réelle intrigue. Il ny a pas
nécessairement respect de lordre temporel ou causal
des événements.
Exemple :
« Un petit garçon, arbre, grenouille. Ils
tombent. Alors ils grimpent la colline et ils tombent en bas. Et
alors la grenouille était heureuse. Et alors le chien
était en train de nager. Et alors le chien était
heureux. Alors il y a une grenouille assise sur larbre.
Alors ils allaient sur larbre qui tombait dans leau
où la grenouille est. Et alors le garçon attrape le
chien. Regarde, le chien est dans le filet ! Et alors le
chien sen va. »
Etape 3
Narration primitive (niveau développemental : ± 4
ans-4 ;6 ans)
Les histoires
ont un coeur ou un personnage central. Elles contiennent trois
éléments du schéma narratif : une
élément déclencheur, une tentative ou action
et des conséquences articulées au thème
central. Toutefois, il ny a pas de résolution ou de
fin et peu déléments sur les motivations du ou
des personnages.
Exemple :
« Trouve une grenouille. Il voit une grenouille. Il est
tombé. Et la grenouille a sauté. Et il a
attrapé le chien. La grenouille a encore sauté.
Alors il est parti. Le garçon était
fâché. Et la grenouille était assez nerveuse.
Alors il suivait les traces de pattes. »
Etape 4
Narration en chaîne (niveau développemental :
± 4 ;6 ans-5 ans)
Des relations
de type « cause-effet » et des relations
temporelles sont présentes dans lhistoire mais
lintrigue nest pas très marquée et
nest pas construite à partir des
caractéristiques et des motivations des personnages. La fin
ne résulte pas nécessairement logiquement des
événements et peut parfois être assez abrupte.
Quatre éléments du schéma de récit
sont présents : ceux généralement
observés à létape des narrations
primitives et des conséquences organisées autour du
thème central. Certains éléments
dénotant la motivation ou le projet des personnages sont
observés.
Exemple :
« Un garçon partait se promener avec son chien
pour trouver de leau et attraper des poissons. Alors il y
avait une grenouille. Il a attrapé la grenouille. Le
garçon est tombé parce quil a
trébuché sur le chien.
Etape 5 :
Narrations véritables (niveau développemental :
entre 5 et 7 ans)
Les narrations
ont un thème central, des personnages et une trame. Elles
contiennent les motivations sous-jacentes aux actions des
personnages ainsi que des séquences
dévénements temporellement et logiquement
organisées. On retrouve au moins cinq
éléments du schéma narratif dont notamment
lélément déclencheur, la tentative ou
réaction et une conséquence. La fin marque la
résolution du problème.
Exemple :
« Il était une fois un petit garçon. Et il
voulait attraper une grenouille. Alors il a emmené son
chien. Il a vu une grenouille dans létang. Il a couru
pour lattraper. Mais il a trébuché sur un
tronc. Et il est tombé dans leau. Mais la grenouille
a sauté au-dessus du tronc. Il a dit à son chien
dessayer dattraper la grenouille. Il a presque
attrapé la grenouille. Mais à la place il a
attrapé son chien. Quand il a vu ce quil a
attrapé, il sest fâché. Le petit
garçon, il a crié sur la grenouille. Alors, le
garçon est rentré à la maison et a
laissé la grenouille. La grenouille était triste
toute seule. Alors elle a suivi les traces de pas du garçon
jusquà sa maison. Alors elle les a suivies jusque
dans la salle de bain où le petit garçon prenait un
bain avec son chien. Alors la grenouille a sauté dans la
baignoire. Et ils étaient heureux tous
ensemble. »